des centaines de chocards et un aigle royal

en hiver on peut souvent voir de nombreux chocards à bec jaune voler en groupe à Sion . 

l'autre jour je les ai vu tourner vers Chamoson.

voici quelques images filmées .

Un aigle royal passait aussi par là

et un avion 

 

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Commentaires

  • Bien vu ces images, y compris la fin qui nous tint en haleine!
    Le vol groupé des chocards est fascinant. Le zoom permet de mieux voir les multiples mouvements simultanés, ou de s'en imprégner.

  • "nombreux chocards à bec jaune" C'est un pléonasme. A bec noir, c'est un choucas...
    J'aime beaucoup les chocards mais il me semble qu'ils sont trop nombreux...comme tous les corvidés.

  • pourtant , chocard à bec jaune , selon tous les sîtes ornitho et wiki etc.
    tout comme le crave à bec rouge.... c'est son nom complet, pas juste une description .

  • Vous avez raison, j'ai vérifié. Mais pour moi c'est un pléonasme...parce qu'il n'y a pas de chocard qui n'a pas un bec jaune. Décidément, j'ai de la peine avec les djeunes...

  • Un peu de pédanterie (et un rappel de nos années d'école), en complément du commentaire érudit d'Olivier Staiger, qui dit fort justement l'essentiel, ne peut pas nuire ... surtout si l'on n'est pas obligé de tout lire. Il convient cependant d'insister sur le fait que le court aperçu qui suit ne peut que constituer une sorte d'apéritif et non un plat complet pour ceux qui auraient l'appétit d'en apprendre plus (ou mieux).
    Les noms "scientifiques" (pour les distinguer des innombrables variantes familières) que nous attribuons aux êtres vivants, dont les animaux, traduisent plus ou moins exactement ou complètement ceux qui leur ont été attribués conformément au système binaire inventé par le naturaliste suédois Carl von Linné au 18è système.
    Ils sont composés de deux termes grecs et/ou latins, le premier représentant le genre, le deuxième l'espèce. Ainsi le "chocard jaune" est la version française scientifique de la dénomination "Pyrrhocorax graculus". Même ceux qui ont, dans leur jeunesse, étudié les langues anciennes, auront de la peine à retrouver dans ce binôme de quoi reconnaître l'oiseau en question, ou même de comprendre le mécanisme de sa transformation dans le nom français. Ce peut d'ailleurs constituer un passe-temps amusant que rechercher des éléments pertinents dans les listes de racines grecques et latines que l'on trouve sur internet.
    Si l'on cherche plus avant dans les noms on trouvera des exemples plus satisfaisants pour nos souvenirs, tels que le nom de la plante appelée communément passe-, casse- ou perce-pierre, une plante herbacée vivace de la famille des Saxifragacées appartenant au genre Saxifraga. Avec un peu d'aide des outils sus-mentionnés, on peut trouver que le mot saxifrage vient du latin saxifraga, composé de saxum, le rocher et frangere, briser. La plante s'insinue en effet dans les interstices qu'elle trouve ou creuse dans le rocher. Dans ce cas-là, la langue n'a fait que reprendre le terme latin en le francisant, ce qui, il faut bien le reconnaître, n'avance aucunement celui qui n'a aucune notion des langues anciennes.
    Il n'en est heureusement pas toujours ainsi et, dans la plupart des cas, nous pouvons au moins reconnaître, dans l'un des deux termes, quelque chose qui nous aiguille sur (comme je l'ai écrit plus haut) les caractéristiques physiques ou le comportement) à quoi j'ajoute maintenant une personne liée à sa découverte ou sa description, ou parfois (et c'est généralement très clair dans ces cas) la personne à laquelle ce nom est donné en hommage.
    Quelques exemples:
    "Macropus giganteus" est un kangourou géant, reconnaissable à ses grands pieds et sa grande taille.
    "Nycticebus pygmaeus" est un lori pygmée, c'est-à-dire un "singe de nuit" pygmée.
    Pour les exemples suivants je puiserai très narcissique ment dans mes expériences et souvenirs et personnels. D'abord en mentionnant une très petit perroquet africain, l'Agapornis personata, qui fait partie d'une famille que le français définit comme celle des "Inséparables" et l'anglais comme celle des "love-birds". Les deux dénominations traduisent à leur manière le grec "agapornis" (agape, amour et ornis, oiseau), les deux faisant référence au fait que ces petits perroquets expriment leur proximité de toutes sortes de manières et sont censés ne pas survivre s'ils se trouvent seuls en captivité (croyance touchante mais fausse).
    Le nom français complet de l'Agapornis personata est Inséparable masqué et le deuxième terme vient du fait que ce petit oiseau au corps vert, à la poitrine et au col jaune et au bec rouge, à une tête noire, qui évoque le masque des acteur romains (persona).
    Prenons, pour terminer, les noms de quelques "Oiseaux de paradis ou Paradisiers. Leur nom de famille latin Paradisaeidae reflète déjà toute une histoire (ou une partie de l'Histoire), puisqu'il prend son origine dans le fait que les oiseaux sont parvenus en Occident sous formes de peaux dépourvues de pattes. La légende s'est emparée de cette particularité qui, alliée à l'extravagante beauté des plumes, en a fait des oiseaux issus du Paradis ou trouvant leur demeure dans le ciel.
    La splendeur de ces oiseaux explique en grande partie le fait qu'un très grand nombre d'entre eux portent un nom qui les rattache à quelque royauté et personnage de renom de l'époque de leur découverte, découverte qui, il faut le reconnaître, a aussi souvent été rendue possible par leurs apports financiers, comme l'ont été les expéditions et les voyages de découverte eux-mêmes:
    Paradisier superbe – Lophorina superba
    Paradisier rouge – Paradisaea rubra (rouge)
    Paradisier grand-émeraude – Paradisaea apoda (sans pieds)
    Paradisier à queue courte – Paradigalla brevicauda
    Paradisier de Victoria – Ptiloris victoriae (la Reine Victoria)
    Paradisier de Rothschild – Astrapia rothschildi
    Paradisier de Wallace – Semioptera wallacii (Wallace, l'ami de Darwin qui a formulé la théorie de l'évolution en même temps que lui)

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